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Récemment, j’ai eu l’occasion de rouvrir une page que j’avais enterrée. Un élément de mon passé oublié est apparu très fraichement dans une matinée. Aux premiers instants, c’est une euphorie d’enfant qui s’est emparée de moi, et puis un brusque arrêt. Des souvenirs douloureux refaisant surface, j’ai détourné le regard vers un futur incertain mais ancré dans un monde de possibles.

Le passé reste figé derrière nous, tandis que le futur est sans cesse en mouvement.

Oui, je crois encore en l’amour. Oui, je suis un rêveur, il en reste. Et c’est même pour ça que je suis ici. Ah, vous m’excuserez, il est l’heure pour moi de prendre mes médicaments.

Les Hommes ne savent pas aimer, moi non plus - S. Daluz

Je suis obsédé par ses yeux…

                Rien n’est réel, on le sait mais on prend le risque

                     car on est jeune, encore un peu fou, mais bientôt tout cela sera encore

             plus confus qu’un rêve.

    Et pourtant, je vous assure qu’elle n’a rien d’irréel.

 Elle existe, je l’ai entendu vivre.

                         J’ai même passé une nuit à la regarder dormir car je ne

    voulais pas prendre le risque de me réveiller

                       un matin et de réaliser que la veille n’était qu’un songe.

                                     Et au matin, elle était là, blottie dans mes bras.

           Je ne vous dirais pas que c’est la première fois que je ressens

        de tels sentiments. Mais c’est peut être la première fois

            que j’apprécie le simple fait de partager des moments

                                                                            avec quelqu’un de proche.

        Mais je reste conscient que rien n’est réel. Un simple caprice du destin,

              la main invisible, la vie, le karma, Dieu,

                    peu importe le nom que vous souhaiteriez lui donner, nous ne contrôlons rien.

En définitif, nous sommes tous un peu bizarre, la vie elle-même est un peu bizarre.

Les Hommes ne savent pas aimer, moi non plus - S. Daluz

L’homme a perdu l’emprise qu’il avait sur sa vie.

Les Hommes ne savent pas aimer, moi non plus - S. Daluz

A force d’être déçus, les gens ont tendance à laisser tomber leurs rêves. J’espère que j’aurais toujours un rêve à réaliser, une ville à visiter, une envie à satisfaire,  une femme à aimer, un simple coup de coeur pour me faire vivre encore et encore. Parce que c’est ça la vie, ne pas penser à la fin et faire comme si tout était éternel, tout en gardant en tête que rien ne dure.

Chère Alice,

Je te l’écris, et je l’assume : je veux mourir.

Lettres d’escales

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